J’ai appris le dessin des corps humains à partir de modèle masculin et féminin aux Beaux Arts. Il y avait d’avantage de modèle féminin que masculin, mais pour un débutant c’était bien suffisant pour comprendre les proportions humaines, les expressions corporelles et la disposition des différentes parties du corps.
Au départ, les sujets d’étude étaient des sculptures romaines et autres figures taillées dans la roche.

Sculpture romaine – 1994

Tête de lion – 1994
Dessiner à partir d’un modèle vivant en 3 dimensions ou à partir d’une image (photo ou dessin) est complètement différent car chaque œil voit quelque chose de légèrement différent ce qui donne la profondeur mais génère des erreurs d’interprétation en dessin. De plus nous avons tendance à dessiner non pas ce que nous voyons mais ce que nous pensons voir. C’est la raison majeure pour les défauts dans la représentation du nez, de la bouche et des yeux dans l’image au-dessus.
En seconde année aux cours du soir des Beaux Arts, j’ai eu la chance de dessiner d’après des modèles vivants. c’est beaucoup plus difficile puisque le modèle n’est pas toujours capable de garder une pose statique pendant plus de 5 minutes. Cependant, c’est un bon exercice pour apprendre à dessiner les traits principaux sans perdre trop de temps sur les détails.

Nu féminin – 1995

Nu maculin – 1995
Pendant le changement de pose du modèle, chaque dessinateur regarde le résultat obtenu par les autres alentour et montrent leur propre dessin pour comparer et trouver le petit détail qui déséquilibre le tout : le décalage entre le torse et les hanche des la femme par exemple ou la position des mains de l’homme. En même temps, c’était une découverte intéressante des multiples approches, styles et techniques employés par les différentes personnes présentes. C’est ce qui m’a amené à utiliser les pastels et la peinture à l’huile dans les images en-dessous.

Nu au pastel – 1995

Pierrot – 1995
Les pastels à l’huile se sont révélés les mieux adaptés aux conditions : esquisse des contours et execution rapide. Dans la seconde, j’ai appliqué la peinture à l’huile comme de la gouache. Mais ce médium n’a pas donné un bon résultat.

Matelas flottant – 1996
Pour finir, ce dessin est le dernier réalisé pendant les cours du soir des Beaux Arts. Au travers de celui-ci, j’ai essayé de représenter le modèle féminin mais surtout son esprit : lumineux et rayonnant. Pour faire un parallèle avec la peinture précédente, le premier modèle était plus interessée par son image et sa grande beauté (tout est subjectif) que la seconde. L’image qu’elle donnait était pur moi celle d’un pierrot : grimaçant et souriant, froid mais misant beaucoup sur son aspect alors que le second modèle prenait garde à tenir une pose qui soit intéressante non pour son anatomie mais pour l’exercice effectué par les dessinateurs.
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